10 décembre 2007
Enfin, c’est terminé. Ouf ! Jusqu’en janvier c’est les vacances. Cela tombe bien car les préparatifs du départ en France et de l’anniversaire de Chris commençaient à me distraire un peu trop du coréen.
J’essaie de me réchauffer à la cafét. Avec un kimbap (riz fourré aux légumes et entouré d’algues) froid mais très bon et une thé citron. Mais les courants d’air continuent à me transpercer et mes voisines me donnent des frissons en dégustant des esquimaux.
Je commence à comprendre pourquoi les gens se chauffent autant chez eux…
Des petits enfants à la table en face me dévisagent , totalement interloqués !
Il y a de quoi faire un vrai repas tout en flânant sur les marchés. Et si on veut vraiment faire une pause, il y a toujours un tabouret libre à côté du marchand (ou le plus souvent une marchande d’un certain âge), coiffé par une cloche en plastique censée protéger du froid !
Et les odeurs…toujours très relevées , pour éveiller nos papilles engourdies et chatouiller nos estomacs. Oui, l’ambiance de la rue, même par moins 5° reste chaleureuse, bruyante et … odorante.
Depuis son immense salon, on contemple une des plus belles vues de la ville. La colline de Namsan dégringole jusqu’au fleuve Han qu’on aperçoit à travers les maisons en cascade du vieux quartier d’Itaewon. Nous sommes au centre de Séoul, sur la montagne au cœur de la ville (san = montagne). On peut s’y promener en pleine nature et grimper jusqu’à la Séoul Tower, sorte d’immense antenne et fierté nationale perchée en haut de la colline.
Les photos les plus célèbres de Séoul montrent la « Tower » brillant de tous ses feux au centre de la masse sombre de la forêt.
C’est dans ce lieu calme et luxueux que nous passons ce dimanche matin autour d’un copieux brunch. Quelques hommes d’affaire sirotent une bière en consultant leurs mels, et nous nous détendons dans les confortables fauteuils en devisant sur ce premier trimestre écoulé.
Le soleil entre à flots par la grande baie vitrée. Moment de respiration familiale bien apprécié par tous où nous rejoignons Jérémie par la pensée.
Décidément, ce sont les perspectives qui font la beauté d eSéoul. A échelle humaine, le cachet vient du mouvement, des enseignes colorées, des fils électriques enchevêtrés et des marchandises en pagailles sur les comptoirs. Quand on a goûté à la chaleur d’un restau de rue, la devanture criarde avec ses photos « zoomées » sur les plats proposés à l’intérieur devient presque attirante.
Et les galeries marchandes d’Express Bus, grouillantes jusqu’à 21h, le marché aux fleurs où l’on se perd dans les allées débordantes de fleurs artificielles, de verroterie et d’accessoires incroyables, de rubans, papiers, faux rochers en plastique et tout ce qu’il faut pour transformer une maison en caverne d’Ali Baba ou château féérique, c’est selon votre goût, en moins d’une heure.
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