
Superbement ignoré par les lettrés, le hangeul a mis du temps à s'imposer comme langue officielle. Ce n'est par exemple qu'en 1896 que le premier journal en hangeul fut imprimé.
Les savants pensaient d'ailleurs que cette langue inventée de toute pièce ne "tiendrait" pas face aux hanjis chinois, autrement plus solides. C'était sans compter la soif d'apprendre des femmes et du peuple, qui n'avaient pas accès aussi facilement au savoir.
Aujourd'hui, le hangeul manifeste son dynamisme dans sa capacité à absorber des mots nouveaux, à se moderniser sans cesse, et à inspirer les artistes.
La richesse du vocabulaire coréen est étonnante, mais beaucoup de mots récents viennent de l'anglais, ouverture oblige.
Certains le prédisent menacé d'américanisation. Récemment, une émission de télé culturelle a échoué dans son pari de ne parler qu'en hangeul traditionnel, évitant tout mot importé. L'échange est tout simplement devenu impossible.
Alors, en perte d'identité le hangeul, ou parfaitement adaptable au monde moderne ?
Les experts trancheront. En attendant je me régale de certains anglicismes, ou gallicismes (?), particulièrement savoureux: tel le toul dou bieng, pour désigner la boutique de vin de notre quartier. Mais mon préféré, mi anglais mi français, reste le kopi ollé, une boisson bien de chez nous partout dans le monde.
Les savants pensaient d'ailleurs que cette langue inventée de toute pièce ne "tiendrait" pas face aux hanjis chinois, autrement plus solides. C'était sans compter la soif d'apprendre des femmes et du peuple, qui n'avaient pas accès aussi facilement au savoir.
Aujourd'hui, le hangeul manifeste son dynamisme dans sa capacité à absorber des mots nouveaux, à se moderniser sans cesse, et à inspirer les artistes.
La richesse du vocabulaire coréen est étonnante, mais beaucoup de mots récents viennent de l'anglais, ouverture oblige.
Certains le prédisent menacé d'américanisation. Récemment, une émission de télé culturelle a échoué dans son pari de ne parler qu'en hangeul traditionnel, évitant tout mot importé. L'échange est tout simplement devenu impossible.
Alors, en perte d'identité le hangeul, ou parfaitement adaptable au monde moderne ?
Les experts trancheront. En attendant je me régale de certains anglicismes, ou gallicismes (?), particulièrement savoureux: tel le toul dou bieng, pour désigner la boutique de vin de notre quartier. Mais mon préféré, mi anglais mi français, reste le kopi ollé, une boisson bien de chez nous partout dans le monde.

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