mardi 7 octobre 2008

Busan et ses îles…

Après Jeju-do (range), avec ses champs de mandariniers, ses volcans de toutes les tailles, ses murets en pierres noires et ses plongeuses (cf site picasaweb), nous poursuivons notre découverte des îles coréennes, sous le chaud soleil d’octobre.

Après le week end prolongé de « chusok » (la fête des moissons) en septembre, la Corée célèbre sa fondation, ce vendredi 3 octobre. Occasion pour Christophe et moi d’une escapade en amoureux vers Busan, la deuxième ville du pays, qui dresse ses grattes ciels entre mer et montagne.

Comme à Séoul, les perspectives les plus hautes restent les montagnes. Elles sont ici plus resserrées et les maisons grimpent à l’assaut des pentes. Quelques buildings émergent ça et là. C’est totalement anarchique, dense, bruyant, affairé…

Côté chic, le quartier de Heundae, au bord de la plus belle plage de Corée, dont on a vu des photos sur internet, lorsque toute la Corée s’y rassemble au mois d’août.

En ce jour, un seul nageur en vue, Christophe, bravant une interdiction de baignade après le 31 août ! A lui la mer à 22°… sans regrets, et sans policiers en vue !

Côté choc, le port de Jagalchi, dans lequel les bateaux déchargent leurs cargaisons de poissons et fruits de mer. Dans tous les petits restau le long du quai, c’est mackerel ( !) et calamar au petit déjeuner. Le marché déborde de produits de la mer, fruits, légumes, herbes médicinales, couteaux…. Le tout étalé à même le trottoir, dans un grand renfort de cris et d’odeurs.

Un mètre au-dessus, les araignées de mer tentent de s’échapper des aquariums qui tiennent lieu de carte dans les gargotes du type de celle où nous avons dégusté le meilleur hémùl pa jeon depuis notre arrivée en Corée : sorte de galette frite contenant toujours des poireaux et souvent des morceaux de calamar.

La vitalité de Busan s’exprime particulièrement dans ce port immense, où l’activité de pêche, de fret et de tourisme est incessante. Comme dans tous les ports du monde, presque tout se fait à ciel ouvert et chacun peut profiter du spectacle, toujours fascinant et déroutant par le contraste entre la beauté du cadre naturel (celui de Busan est exceptionnel) et la dureté du travail des « gens de la mer ». La dignité farouche des femmes attachées au traitement et à la vente du poisson en dit long sur cette relation sans concession avec la mer.

Beaucoup de petits métiers, disparus chez nous, subsistent autour du port, comme ces cordeliers, ces rémouleurs…. Typique certes, mais poignant par la pauvreté des moyens mis en œuvre : une tente sous laquelle s’affairent 10 personnes, une minuscule carriole pour porter la pierre à aiguiser. Et le plus souvent, les travailleurs sont des personnes âgées.

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